L'ECOLE D'HAMZA


L'ECOLE D'HAMZA est une association qui aide à la scolarisation des enfants brûlés dans le monde.

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LE PROJET : LES BENEFICIAIRES

Publié le 5/03/2008 à 08:00, Bobo-Dioulasso

1.     LES BENEFICIAIRES : les enfants hospitalisés et leur famille

 

Les enfants sont de tous les âges. Ils sont souvent scolarisés dans des écoles à proximité du dispensaire mais ce n’est pas toujours le cas. Certains ne parlent pas français. En raison de leurs brûlures certains enfants sont déscolarisés pour une période d’ un à plusieurs mois. Il leur est difficile de réintégrer le système scolaire par la suite. Nous n’avons pas de chiffres précis.

En juillet 2007, trois enfants (deux garçons et une fille) ont été opérés par les membres de l’association FLAME.[1] Ils étaient âgés de 5 à 7 ans environ et la petite fille parlait et comprenait peu le français. Leurs brûlures étaient situées sur les jambes. Les soins nécessaires après l’opération couvraient une période d’au moins 6 mois.

Dans ce cas concret, la mise en œuvre de l’association l’Ecole d’Hamza aurait permis à ces enfants, lors de leur présence au dispensaire pour les soins, de bénéficier d’une à deux heures de cours particuliers par semaine prodigués par l’enseignant burkinabé recruté par l’association.

Les brûlures peuvent être situées sur n’importe quelle partie du corps, ce qui implique une nécessaire adaptation de l’enseignant et des apprentissages qu’il souhaite transmettre. Par exemple, l’apprentissage de l’écriture ne s’effectuera pas de la même manière avec un enfant brûlé à la main  et avec un enfant n’ayant aucune brûlure sur cette partie du corps.

 

L’Ecole d’Hamza souhaite également travailler sur l’insertion ou la réinsertion des enfants porteurs d’un handicap, en tenant compte de la spécificité de celui-ci, et ce dans les meilleures conditions.

En effet, au Burkina Faso comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les personnes en situation de handicap souffrent d’une double exclusion : d’une part celle liée à une altération de l’identité sociale et d’autre part celle liée à la pauvreté.

Parmi les pays d’Afrique subsaharienne, le Burkina reste aujourd’hui encore l’un des pays ayant le tau le plus faible de scolarisation et le taux le plus fort d’analphabétisme.

Ce taux est tellement élevé (80 %) qu’il constitue un véritable goulot d’étranglement du  point de vue du développement économique. Seuls 17 % des enfants réussissent à terminer le cycle secondaire et à peine 1 % des Burkinabés atteignent un niveau universitaire. Cette situation particulière est encore accrue par très grandes disparités géographiques. Cette population de grands brûlés, exposée à la pauvreté est rendue encore plus vulnérable en l’absence de dispositifs spécifiques de couverture sociale. Le coût de la santé est très élevé avec des besoins en prestations spécialisées, appareillage, séances de  rééducation et nécessité de prises en charge de longue durée. Qui plus est, de nombreux à priori préexistent sur les conditions du traitement des personnes handicapées : ‘ croyances traditionnelles’, ‘malédiction’, ‘génies’ sont évoqués comme responsables de ces exclusions.

Afin de réaliser au mieux le projet général de l’Ecole d’Hamza,  il convient de travailler également auprès des familles dans la diffusion d'informations afin de leur apporter des réponses intégratives, scolaires et sociales pour leur enfant.

  


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